Combien est-il alarmant de constater ce qui reste de notre capitale dévastée par cet événement apocalyptique jusqu'ici inconnu de la région préalablement,beaucoup plus triste encore d'entendre le jugement de plus d'un comme quoi on a un pays maudit .
Pour les plus avisés que ce soit en géologie,en géomorphologie ou en sismologie ça ne surprend pas,on s'attendait à ce que cela arrive depuis pas mal d'années et ce sujet a dejà fait l'objet de nombreux débats tant à l'université d'état d'Haiti que dans des émissions radiodiffusées sans oublier la presse écrite,mais le problème est que ça n'interressait que certains penseurs,chercheurs ou étudiants qui ne peuvent qu'en parler,donc la sonnette d'alarme a dejà été tirée.
La réalité aujourd'hui est que de centaines de milliers de personnes se trouvent sans ou se reposer la tete,ils installent leurs abris de fortune sur le champ-de-mars aujourd'hui méconnaissable qui ne sert plus de reposoir mais d'une gigantesque chambre à coucher collective d'ou les usagers sont dans l'obligation de cohabiter avec tout ce qui est insalubrité,odeurs nauséabondes et malpropreté volontaire.
Qui aurait vraiment cru qu'aujourd'hui du bout de la rue Piquant à Port-au-prince on peut appercevoir le bi-centaire ou la mer? Espérons que la ville de gaieté et de folies puisse renaitre de ses cendres.
Certes Haiti est un pays réconnu pauvre mais il faut surtout pas oublier qu'avant l'indépendance elle nourrissait beaucoup de pays aujourd'hui développés et de l'indépendance jusqu'en 1986 Haiti savait se nourrir elle-meme ;aujourd'hui nos sinistrés traumatisés,marginalisés,désespérés sont à la merci de l'aide internationale pour se voir gratifier d' une ration alimentaire.
Après toute catastrophe naturelle ce n'est toujours pas facile de nourrir une population affamée,c'est véritablement le parcours du combattant pour le plus chanceux qui faisant fi de sa dignité humaine avant d'arriver à se procurer de sa petite dose alimentaire du jour tandis que les plus faibles crèvent de faim et de soif plus de trois semaines après le séisme.
Un autre grave problème fait encore rage : Les soins médicaux ;de nombreux patients se sont vus amputer d'une jambe ou d'un bras ou encore les deux avant de partir pour l'orient éternel et ceux-là qui ont l'ultime chance de survivre sont quand meme si l'on veut pas etre hypocrite candidats à la stigmatisation que les handicapés du monde font toujours l'objet ; dans quelques jours Haiti sera l'un des pays ou l'on peut compter le plus d'handicapés du monde.
A suivre...
LOUIS DERIZA Abner X .





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